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Stockholm dans tous les sens

Publié le

Stockholm.

Avion jusqu’à Stockholm, une heure de trajet – une heure de décalage horaire = Arrivée à l’heure à laquelle nous étions partis. À la descente de l’avion, miracle, nos sacs à dos étaiet les premiers du tapis roulant ! (Fait assez rare pour que je prenne la peine de le mentionner.)

Inès, chez qui nous allions dormir pour 4 nuits merveilleuses sur un matelas gonflable qui couinait tout de même un peu quand Anaëlle se retournait, nous avait bien prévenus de ce que le bus qui relie l’aéroport à Stockholm City-center était un peu cher. En effet, nous avons dû débourser 100 couronnes chacun (soit un peu plus de 10 euros) pour rejoindre la gare centrale par le moyen le moins onéreux : le bus. Ouïe ! Ceci n’entama cependant pas notre bonne humeur, et les retrouvailles avec Inès furent délicieuses.

Vendredi.

Après une bonne nuit d’un sommeil réparateur, quoique nous avions beaucoup discuté la veille au soir, nous sommes partis le vendredi matin de bonne humeur, le ventre lesté d’un solide petit déjeuner. A notre programme, élaboré par Inès : visite de Djurgarden le matin, une île aux couleurs automnales resplendissantes, et petit tour dans la vieille ville l’après-midi. L’île était vraiment magnifique, et les parisiennes de la troupe ont pu apprécier cette saison dont, après deux ans à Paris, elles avaient quasiment oublié l’existence. Quel plaisir d’avoir la nature à deux pas du centre-ville ! On comprend les joggeurs qui pullulaient ce matin-là…

Et Stockholm est une ville plus ancienne que Helsinki, qui de plus ne fut capitale que tardivement. Nous étions donc surpris de voir des bâtiments si vieux et si finement décorés dans une ville nordique, une capitale finalement beaucoup plus chargée d’histoire que notre Helsinki, j’allais dire natale, mais non, disons plutôt que Helsinki est notre petit chez-nous. Des gardes royaux devant le château des trois couronnes. Gustave Vasa partout.

La ruelle la plus étroite de la ville : 90 cm de large. Des casques à pointe, euh non, à cornes. Des t-shirts inexplicables vendus dans les magasins : « I am lucky, my girlfriend is Swedish » – seul vestige de la réputation que les blondes suédoises ont acquise pendant la révolution sexuelle qui eut lieu tôt en Suède.

Des statues de taille humaine dans les rues. Des statues immenses et grandioses dans les squares. Des cimetières déguisés en parc. Proportionnellement trop d’enfants dans les cimetières, que cela se fait-il. Des arbres partout. La mer aussi. Des bateaux le long des quais. Du courant, des pêcheurs. Un tas de choses à regarder, et aussi : des McDo, des H&M. Toujours fourrés ensemble, ces deux-là !

Le soir, Julien avoua à Anaëlle : « Euh… Je crois que j’aime mieux que Helsinki… »

Le soir, justement, nous étions invités chez Elsa, une amie d’Inès, avec d’autres demoiselles : des Suédoises, des Espagnoles, des Italiennes. Dégustation de pizza et de pringles – mondialisation oblige – mais nous avons appris une spécialité suédoise : le palais insipide ! En effet, lorsque nous en venons à parler de fromage (non, on ne parle pas de fromage à tout les repas, ceci est un hasard et toute ressemblance avec tous les autres Français à l’étranger ne serait que pure coïncidence), les Suédoises déclarent de but en blanc :

« Le fromage est nécessairement jaune et s’il sent, c’est qu’il faut le jeter. »

Nous poussons des cris. Nous reprenons de la pizza. C’est très sympa.

2° nuit sur le matelas qui grince un tout petit peu mais quand même je le mentionne.

Samedi.

Le lendemain, Inès nous abandonne – elle donne des cours pour subvenir à ses besoins alimentaires, car la Suède est chère, plus chère encore que notre chère Finlande. Nous décidons d’aller visiter la galerie nationale du coin. Gaspature ! C’est 10 euros l’entrée. Non, nous ne sommes pas pingres, mais bon, et puis il faut bien dire que parfois, la France c’est bien, surtout quand on s’aperçoit qu’on n’y a jamais payé pour visiter l’exposition permanente dans les musées nationaux. Nous visitons donc le musée, et c’est surtout les peintres réalistes russes qui nous ont marqués, et pour la part de Julien surtout les tableaux des tireurs de péniche sur la Volga. L’après-midi, Inès nous accompagna pour faire un parcours dans les hauteurs de la ville, dans un quartier aux maisons colorées (principalement en jaune solaire) d’où nous pouvions apercevoir la villes et ses presqu’îles. Premier pique-nique du voyage. (La veille, nous avions mangé au McDo pour des raisons d’ordre scientifique, cf un blog qui verra bientôt le jour). Mais des sandwiches achetés tout faits, avec salade et tout à l’intérieur, plus des « Svenska chips », des chips suédoises plus épaisses que les normales, délicieuses. Merci à Inès pour avoir, elle, pensé à prendre une bouteille d’eau, d’ailleurs. Ce soir-là, après nous être promenés comme des cabris, nous regagnons notre QG à la résidence étudiante de Lappis. Nous regrettons de ne toujours pas voir les vaches royales qui sont censées paître dans le champ que nous longeons après être sortis du métro. Elles doivent être dans un autre champ, aujoud’hui.

Le soir, nous nous reposons de tant de marche. J’ai oublié de préciser que Julien a, au passage, acheté une autre paire de chaussure dans la journée, les siennes étant trouées. Anaëlle, quant à elle, porte toujours des bottes en caoutchouc finlandaises qui résistent à tout. Bref, après avoir regardé un petit film français (Les parapluies de Cherbourg), puisque de toute façon on ne peut pas sortir en boîte car Inès n’a que 19 ans (âge minimum : 20) et que les bars sont ULTRA chers (ça y est vous avez identifié le leitmotiv?), nous retrouvons Morphée avec plaisir.

Dimanche.

Journée boulot. (Et oui, ça doit bien arriver de temps à autre… (Surtout que comme vient de l’apprendre Julien, si tu rates ta 3A, plus d’ami !) Mais aussi matinée repos et sympathique petite escapade dominicale pour voir la mer toute proche de Lappis. Et encore des tas d’arbres rougeoyants. C’est alors que nous découvrons avec stupeur que la folie des barbecues n’est pas qu’allemandes. Ici, en Suède, il y a environ 5 barbecues par esplanade gazonnée à l’attention des étudiants ! (Attention, des beaux barbeuques en pierre, et tout et tout, qui ont l’air géniaux!) Toutefois, la température ne permet déjà plus de faire griller des saucisses en extérieur sans risquer l’engelure.

Le soir, nous découvrons l’organisation des machines à laver. Ça peut paraître anecdotique, mais c’est très révélateur : les étudiants doivent réserver un créneau de 4 heures par semaine dans la salle des machines et sèche-linges où ils peuvent faire, gratuitement, leur lessive. C’est-y pas beautiful, ça ?

Soirée meatballs !! Boulettes boulettes ! Inès nous fait découvrir les merveilleuses quoique trop mystérieuses boulettes suédoises (ne vérifiez pas la liste des ingrédients, svp, ou alors ne nous la communiquez pas, car parfois il vaut mieux rester dans l’ignorance) servies avec leur sauce suédoise et des petites patates sautées qui ont tout l’air d’être suédoise. Comme d’hab’, pas de dessert. Ici, ça n’existe pas. IL est déjà tard et le groupe des marmottes décide d’aller au lit. Le groupe des loirs suit le mouvement, et tout le monde passe une bonne hibernation réparatrice.

Lundi.

Lundi, notre groupe d’explorateur de la Scandinavie moderne s’étoffe de deux nouveaux venus. Vous, les habitués du blog, vous les connaissez déjà. Il s’agit en effet de Monsieur O. et Madame A. dont je vais révéler l’identité, maintenant que l’eau a coulé sous les ponts de la Volga et que nous ne sommes plus poursuivis par les services secrets du KGB pour avoir forcé une porte dans leur ancien Grand-duché russe nommé la Finlande. (cliquez pour connaître les méfaits de O. et A.) : Adeline et Olivier !

Nous sommes lundi, disais-je, et la particularité du lundi pour visiter une ville c’est que… Tous les musées sont fermés. Tous ? Non ! Un petit musée de plein air situé sur l’île de Djurgarden résiste encore et toujours à l’application des XX heures. Ce musée est le plus vieux musée de plein air d’Europe, et le prix de l’entrée évolue en fonction de l’année. Mi-octobre, c’est abordable : 70 SEK. En route, les amis !

Et c’est parti pour découvrir des tas de trucs sur la Suède, des types d’habitation des Samis toutes en bois avec de l’écorce en guise de toit, des vaches énormes qui ressemblent beaucoup à celles qu’on a chez nous mais elles s’appellent vaches typiques suédoises, des poules, une dame qui tricote dans une petit maison à 2 pièces où s’entassaient, nous dit-elle, deux familles avec 3 enfants, une ancienne pharmacie, un restaurant service à volonté où on a pu faire le plein et….

Des ours bruns !

Des rennes ! (Nos premiers !)

Des … élans ! (Mais sans bois, pour plus de détails, veuillez cliquer ici pour vous abonner à Images Docs)

Un loup ! (Il y en a toujours pleins quo rôdent en Suède)

Des bisons européens, disparus en Suède il y a 1000 ans mais importés de Pologne!

Et…

Rapatapatapatapatapatapata !     (Vous aurez reconnu le roulement de tambour, non?)

Un … c’est quoi ce qu’il y a marqué sur le panneau ? Un wolverine ? Qu’est-ce c’est que ça ? Un paresseux ? Des castors ? Monsieur O. , perspicace comme à son habitude et nourri des aventures de Yakari et Petit-Tonnerre, soutient que c’est un Carcajou, ce qui est très courageux de sa part puisque tout le monde est perplexe. Julien a soudain un éclair de génie car lui aussi se rappelle bien de cet album de Yakari qu’il trouvait à la bibliothèque de Médiasud (inscriptions et renseignements ici), ne serait-ce pas un glouton, tout simplement ?

Bravo les gars ! Vous avez fait du bon boulot, vous avez tous les deux raison !!! On remarquera en revanche que l’équipe ‘Images Doc’ dont Anaëlle V. est la capitaine est restée silencieuse au sujet du carcajou, peut-être qu’une pédagogie basée sur le poster détachable au milieu de ton magazine est moins bien adaptée finalement que celle qui est basée sur les tribulations d’un auteur qui met en scène un petit indien ayant la capacité de parler aux animaux. Le pouvoir de la fiction est grand, n’est-il pas ?)

Le soir, nous avons exploré un nouveau quartier de Stockholm avec l’objectif de récupérer les clefs de l’appartement que les parents d’Inès allaient habiter pendant leurs vacances. Éreintés, nous nous sommes affalés dans le canapé le plus confortables de tous les temps jusqu’à l’heure du départ pour Göteborg et de nouvelles aventures.

Éplorés, nous avons dit adieu à notre guide, en lui promettant de la soigner aux petits oignons, la prochaine fois, à Helsinki, et nous avons quitté Stockholm en lui promettant également de la revoir. On l’aurait bien invitée à la maison, Stockholm, mais c’est vrai qu’on sait pas trop comment les Finlandais réagirait si on leur annonçait de but en blanc, les gars, on voulait vous dire, euh, on a invité Stockholm et 1 million et demi de Suédois à la maison, on va faire une fête on risque de faire un peu de bruit, voilà, désolé. Bonne soirée !

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  1. Stockholm avec vous, c’était trop cool les amis. Merci d’être venus et promis, Alejo et moi, on débarque bientôt à Helsinki ! Tack 🙂

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  2. tack tack tack tack tack :p :p :p

    Réponse

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