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Tolerance 0 ?

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A se balader dans les rues de l’archi-centre d’Helsinki il serait facile de croire qu’il ne s’y passe pas grand chose et que la société civile est muette et inexistante…true or false ?

Après quelques  recherches sur le sujet, il apparaît que la municipalité de la ville mène une campagne assez stricte quand à la propreté et à l’affichage dans la ville. Elle a été renforcée depuis 1998 sous le nom de « Stop Töhryille ».

 Pas étonnant alors que les grafitis soient bannis de l’espace publique. Cette politique se traduit par un arrachage quasi systématique des affichettes de concerts, loisirs, associations sur les poteaux, les  bornes électriques et autres traditionnels supports aux affiches collées. De plus, très peu d’endroits sont destinés à l’affichage des informations légal comme on en voit en France et le moyen le plus utilisé pour faire passer des informations sur les différentes manifestations dans la city restent l’affichage chez les particuliers, dans les bars, supermarchés- qui disposent souvent d’un large panneau d’affichages de petites annonces où il ne faut pas nécessairement demander l’autorisation d’affichage préalable à la caisse-. Il est plus difficile ainsi de saisir des infos au vol, au coin d’un carrefour…La ville déploie de grand moyen pour parvenir à ses fins: de nombreux employés, cutter à la mains décolle  les stickers dans le métro, dans la rue..Chaque année, un budget supérieur à 500 000 euros est consacré à ce nettoyage.En effet la municipalité fait appel à des agences privées spécialisées dans le nettoyage.

Quand aux graffitis, il semble absent… à croire qu’ils ne vendent pas de bombes ici…mais pour répondre à un important mécontentement de la part des greffeurs, la municipalité depuis 2010  a décidé d’accorder des espace réservé aux graffeurs…à son propre avantage ! En effet, ces « murs » sont des barrières mobiles, la plupart du temps disposés dans les zones de grands travaux : quartier de la gare, baie de Töölö, autour de Kamppitori…Certaines campagnes organisées sur les ponts provisoires servent aussi à justifier cette voie de  » soft power » ( à Kalasatama par exemple)

Pour la ville ces « murs » dédiés aux graffeurs professionnels permettent  surtout de mettent un peu de couleur dans des zones peu valorisées pour le moment : tas de terre, bulldozer, gravas, neige salie… Effectivement au premier coup d’oeil  ça égaye les lieux mais où la spontanéité ? La recherche d’une place dans la démarche artistique d’un graffeur a autant d’importance que le motif pour avoir un sens artistique…

Heureusement qu’il restent les bon vieux toilettes de la fac…pour le coup bien tapissés ( surtout par les associations de protection des animaux d’ailleurs..) !

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  1. Les graffeurs acceptent-ils vraiment de jouer les décorateurs? Ou tu peux tomber sur des œuvres éphémères le matin en partant travailler? Parce qu’un graffeur discipliné, c’est un peu un graffeur qui a vendu son âme 😦

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  2. dis donc la donzelle , tu as sorti la fantaisie sur l’orthographe ????

    Réponse
  3. Y a-t-il à Helsinki une communauté artistique underground, des gens qui luttent un peu contre l’aspect trop policé de la ville, contre le paternalisme sécuritaire ?

    Réponse

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